Charlotte (Monash University) : elle travaille dans le marketing à Édimbourg et a lancé un magazine en ligne

Charlotte a validé un Master de Journalisme à Monash University (Melbourne) en 2014. Aujourd’hui elle vit à Édimbourg, travaille dans le marketing et a créé son webzine.

> Quel est votre parcours académique ?
J’ai tout d’abord validé un Master d’Histoire à l’Université Paris-Sorbonne en 2012 avant de vouloir me lancer dans un Doctorat pour devenir enseignant-chercheur. Cependant, après quelques mois de réflexion, je ne me sentais pas prête à dévouer plus de quatre ans dans une thèse sans avoir eu l’opportunité de voyager et vivre à l’étranger. J’ai donc décidé de m’inscrire à Monash University à Melbourne pour suivre un Master de Journalisme.

> Pourquoi avoir choisi Monash University ? Avez-vous été satisfaite de l’université et du programme suivi ?
J’ai longtemps hésité entre Monash et RMIT, mais en comparant de plus près les programmes et les enseignants, j’ai trouvé que Monash avait plus à offrir ; et je n’ai absolument pas été déçue : la qualité de l’enseignement était vraiment excellente, ainsi que les équipements mis à disposition pour les étudiants. L’Université en elle-même aussi propose de nombreuses activités pour les étudiants : voyages, associations sportives ou même caritatives, et le campus est vraiment très agréable. Un parcours complet, soutenu et vraiment enrichissant.

> Qu’avez-vous pensé du système d’enseignement anglophone par rapport au système français ?
Bien meilleur ! Comme je le disais précédemment, les infrastructures ne sont pas les mêmes, le temps alloué aux étudiants par les enseignants est beaucoup plus important – on se sent vraiment soutenu, accompagné par le corps enseignant, ainsi que par l’administration ! – et le moyens mis à disposition pour les étudiants sont excellents. En journalisme par exemple, nous avions à notre disposition – et par personne – caméras et appareils photos professionnels, des ordinateurs, ainsi qu’une salle de projection, une salle d’enregistrement, et j’en passe. Certes le coût de l’enseignement est plus cher qu’en France, notamment pour les exemples que je viens de citer, mais je pense que le niveau de formation est meilleur ; c’est un investissement pour l’avenir.

> Que faites-vous aujourd’hui ?
Je suis rentrée en France en juillet 2015, avant de repartir immédiatement pour Londres, où j’y ai travaillé comme éditrice dans un magazine pendant un an.
Je suis aujourd’hui à Édimbourg depuis presque 6 mois où je travaille dans une agence de marketing spécialisée dans la finance. La vie à Edimbourg est vraiment agréable mais je ne sais pas encore si je vais poser définitivement mes valises ici.
J’ai également lancé mon magazine en ligne spécialisé dans la gastronomie, Three Lil Chefs. C’est un projet assez neuf et très excitant qui rassemble des Chefs du monde entier, des marques – aussi bien connue que startups – et enfin des organisations caritatives et en faveur du commerce équitable. Nous sommes pour le moment six personnes à travailler à mi-temps sur ce projet, mais j’espère pouvoir m’y consacrer à temps plein très rapidement et employer beaucoup plus de monde!

> Auriez-vous envie de retourner en Australie pour y travailler et y vivre ?
Après deux ans à Melbourne, j’étais éligible pour un visa résident ; malheureusement l’Australie est vraiment excentrée, ce qui n’aide pas à recevoir de la visite régulièrement. Je n’ai donc pas fait les démarches nécessaires pour y rester, mais je ne le regrette pas. En revanche, j’aimerais beaucoup y retourner pour mieux visiter. En étant étudiante à temps plein et en travaillant à côté, je n’ai malheureusement pas eu le temps de beaucoup voyager.

> Qu’est-ce que votre expérience en Australie vous a apporté professionnellement et personnellement ?
Professionnellement, la chance de pouvoir postuler absolument partout dans le monde.
Personnellement, dépasser mes limites, grandir d’esprit, les rencontres et la chance de découvrir un mode de vie complètement différent.

> Selon vous, est-ce que le fait d’avoir étudié en Australie vous a démarquée des autres candidats pour trouver un poste ?
En arrivant à Londres juste après l’Australie, j’ai trouvé que les employeurs étaient intéressés par le fait d’avoir voyagé et étudié à l’étranger. Pour la plupart, une expérience comme celle-ci prouve que la personne est capable de relever des challenges, est un bon travailleur et à une bonne ouverture d’esprit.

> Avez-vous des conseils à donner aux étudiants français qui souhaiteraient partir étudier en Australie ?
1) Choisissez bien votre cursus et votre université : les frais de scolarité étant assez chers, mieux vaut être sûr de faire le bon choix
2) N’ayez pas peur de passer à l’action : c’est une expérience vraiment incroyable et enrichissante, vous ne reviendrez pas pareil – ou même tout court !
3) Préparez-vous au slang, aux barbecues et à l’hiver (surtout à Melbourne)
4) Mettez-vous dans la tête qu’il sera rare de recevoir de la visite down under !

> Qu’avez-vous pensé des services de Francaustralia ?
Un très bon encadrement facilitant les démarches administratives ainsi qu’une vraie aide dans le choix de l’université, les mises en contact sur place et un soutien tout au long du cursus avec des emails réguliers pour s’assurer que tout va bien.

> Si c’était à refaire, le referiez-vous ?
Plutôt deux fois qu’une 🙂

Découvrez le webzine de Charlotte : www.threelilchefs.com et retrouvez ce témoignage accompagné de photos au format pdf ICI.