Marie-Vincent (Griffith University) : elle travaille à la Défense dans une société de gestions d’actifs américaine

Dans le cadre de sa formation à PSB (ex-ESG) Marie-Vincent a validé un double diplôme avec Griffith University. Son expérience lui permet aujourd’hui de travailler à l’international.

Quelles études avez-vous suivies en Australie ? Et en quelle année ?
J’ai intégré le Bachelor of International Business à Griffith University de juillet 2009 à juillet 2010. Le premier semestre sur le campus de Brisbane et le second sur le campus de la Gold Coast, histoire de varier les plaisirs.

Pourquoi aviez-vous choisi Griffith University ? Avez-vous été satisfaite de l’université et du programme suivi ?
L’idée était de vivre une expérience hors du commun, plus qu’une année d’échange universitaire, je souhaitais vivre une expérience de vie et me mettre un peu au défi de vivre aussi loin aussi longtemps. Les Etats-Unis étant devenus une destination très prisée des Erasmus, je me disais que l’Australie changerait et me permettrait de sortir un peu du lot des candidats au moment de ma recherche d’emplois. Par ailleurs, l’accompagnement de Francaustralia dans le cadre des démarches administratives était très appréciable. Enfin, le programme International Business de Griffith University est très complet. Cependant il faut garder à l’esprit que cela reste encore généraliste (finance, comptabilité, marketing, management etc.), l’idée étant d’avoir une vision globale des challenges liés aux différents départements d’une organisation  internationale dans un contexte en pleine mutation. Le campus des universités australiennes est similaire à celui des US, le soleil en plus 😉

Qu’avez-vous pensé du système d’enseignement anglophone par rapport au système français ?
L’accent est vraiment donné sur les travaux collectifs, ce qui est une véritable force. Force est de constater qu’une fois dans le milieu de l’entreprise, les missions individuelles sont rares, la capacité à travailler en équipe sur un projet ou à réfléchir  en groupe sur une thématique complexe est donc cruciale. J’ai trouvé que le système anglophone est plus orienté pratique que théorie même si la tendance tend à s’estomper. Par ailleurs, je trouve que les espaces de « vie commune » sont mieux équipés dans les universités anglophones.

Que faites-vous aujourd’hui ?
Depuis août 2015, j’occupe le rôle de Responsable Business Implementation dans une société de gestion d’actifs américaine, State Street Global Advisors France, dans le centre d’affaires de La Défense. En bref, c’est une fonction de coordination d’équipes et de gestion de projet. Cela va sans dire que la pratique quotidienne de l’anglais est indispensable.

 Pourquoi avez-vous choisi de rentrer en France ?
L’ESG Management School proposait d’effectuer la 3e année d’études au sein d’une Université partenaire. Néanmoins, la 4e et la 5e année devaient être effectuées au sein de l’établissement à Paris. Je suis donc rentrée afin de terminer mes études.

Qu’est-ce que votre expérience en Australie vous a apporté professionnellement et personnellement ?
Professionnellement, cela m’a permis de développer certaines compétences linguistiques et comportementales : capacité à évoluer au sein d’un environnement multiculturel et aussi la capacité de s’adapter rapidement au changement ou tout du moins, de moins l’appréhender.
D’un point de vue personnel, je pense qu’il est indispensable aujourd’hui d’effectuer dans le cadre de ses études (mais pas seulement) des séjours à l’étranger.
Je pense que pour les personnes de ma génération et les suivantes, le monde parait certainement plus « petit » avec le digital (essor des réseaux sociaux), les longues heures de vol ne nous effraient plus. Alors pourquoi rester « tranquillement » ici alors que nous pourrions découvrir d’autres cultures, d’autres pays, d’autres modes de vie et de réflexion ? Je pense que nous sommes désormais très connectés avec des personnes à l’autre bout de la planète et que les twitter et autres Facebook ont désormais réduits les kilomètres entre nous. Ce type d’expérience m’a permis de sortir de ma zone de confort, loin de mes proches et ma vie parisienne, il a fallu m’intégrer, me créer une nouvelle routine.

Selon vous, est-ce que le fait d’avoir étudié en Australie vous a démarquée des autres candidats pour trouver un poste ?
Oui, comme je le disais, l’Australie est une destination lointaine, qui séduit et qui suscite de l’intérêt chez les recruteurs et/ou futurs collègues.

Avez-vous des conseils à donner aux étudiants français qui souhaiteraient partir étudier en Australie ?
Je pense que je vais me limiter à deux conseils.
Conseil numéro 1 : Profitez pleinement de votre expérience, à savoir de la vie étudiante/campus en vous inscrivant à des associations, c’est encore le meilleur moyen de vous intégrer sur le campus et de perfectionner votre anglais. L’Australie est un pays de voyageurs, alors surtout foncez à la découverte de cette fabuleuse île : en organisant un road trip (entre amis, en famille, en amoureux ou encore avec des Backpackers). Vous ne serez pas déçus de ce que vous y découvriez !
Conseil numéro 2 : Soyez indulgents avec vous-même, avoir le mal du pays n’est pas anormal surtout à l’approches des fêtes de fin d’années par exemple. 8/9h de décalage horaire, ce n’est pas rien, donc avoir le sentiment d’être déconnecté de vos proches à Paris n’aura rien de surprenant.
Il faut véritablement se laisser le temps de s’adapter (je ne parle pas seulement du jet lag !) et de s’acclimater.

Qu’avez-vous pensé des services offerts par Francaustralia ?
Ce type d’organisme permet de faciliter grandement les démarches administratives. Je pense que c’est un très bon mécanisme offert aux étudiants afin de bénéficier d’un accompagnement en amont de leur projet de séjour à l’étranger. Ils peuvent solliciter les équipes de Francaustralia pour toutes demandes d’informations, de remarques ou juste partager ces doutes. Les interlocuteurs de Francaustralia étaient dynamiques, réactifs et à l’écoute, je recommande donc vivement de s’appuyer sur eux.

Si c’était à refaire, le referiez-vous ?
Of course !!! D’ailleurs State Street Global Advisors dispose d’un bureau à Sydney.☺

Retrouvez les photos de Marie-Vincent et ce témoignage au format pdf ici.