Mélanie (Queensland University of Technology) : 10 ans plus tard, elle vit toujours à Brisbane !

Attention, ce témoignage a tout d’une success story !! Mélanie est partie en 2007 faire un master de publicité à Queensland University of Technology. 10 ans plus tard, elle vit toujours à Brisbane avec son mari et ses deux enfants et elle travaille dans la pub.

> Quelles études avez-vous suivies en Australie ?
J’ai fait un master de publicité stratégique à Queensland University of Technology (Brisbane) pendant deux ans, en 2007-2008.

> Pourquoi avoir choisi cette université ?
Mon choix de QUT s’est fait un peu par hasard. Je cherchais à finir mes études dans un pays anglophone pour améliorer mon anglais. En allant à un salon étudiant a Paris, j’ai repéré un stand sur l’Australie et je me suis dit  : «Pourquoi ne pas essayer ?». J’ai ensuite eu un entretien avec Francaustralia qui m’a présenté les programmes et cursus offerts par QUT et j’ai trouvé que cela répondait tout à fait à ce que je recherchais. J’ai donc choisi de sauter le pas et je n’ai aucun regret ! J’ai été ravie de mon expérience.
L’université en elle-même, les locaux, le matériel et les services à disposition… Tout est mis en œuvre pour rendre l’environnement étudiant pratique et agréable ; le réseau étudiant est également très actif, que ce soit les soirées étudiantes, les offres de colocation ou les offres d’emplois étudiants. Il y a également des salles avec de nombreux ordinateurs à disposition, ainsi que des aires de ‘meeting’, ce que j’ai trouvé très pratique pour faire des recherches sur place, faire des travaux de groupe ou se mettre en condition pour une présentation.
En ce qui concerne le programme suivi, je n’ai pas trouvé le rythme très intense. Ce n’était que 12h de cours par semaine, mais il faut y ajouter les heures de travail personnel pour préparer les devoirs écrits et les quelques oraux. Il y avait un choix de matières présentées en début d’année, certaines étaient obligatoires mais pour d’autres, c’est moi qui ai choisi celles qui convenaient le mieux à mon projet professionnel. J’ai donc trouvé le programme très intéressant dans l’ensemble.

3) Qu’avez-vous pensé du système d’enseignement anglophone ?
En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié le système d’enseignement. Pour chaque matière, il y avait des cours en amphi ainsi que des tutoriaux en petits groupes pour permettre d’approfondir les sujets traités. En suivant les cours et les indications/conseils des profs, il n’y a, selon moi, aucune raison d’échouer. Les profs sont à l’écoute et disponibles, prêts à aider et à orienter les élèves dans la bonne direction. C’est également très enrichissant de partager l’année avec d’autres étudiants étrangers. Le mix de cultures fait que l’on apprend beaucoup sur les autres, et l’entraide est également renforcée parce que l’on se retrouve tous dans une situation similaire. Moi qui avait peur de ne rien comprendre et d’être jugée à cause de mon niveau d’anglais, je me suis au contraire sentie soutenue et encouragée par les autres étudiants.

> Vous vivez toujours en Australie. Pourquoi êtes-vous restée et que faites-vous aujourd’hui ?
Je vis en effet toujours en Australie aujourd’hui. Je pensais ne rester que le temps de mes études, et je me voyais faire ma vie en France. Mais j’ai rencontré un Australien, donc l’amour m’a fait rester. C’est un peu cliché mais c’est souvent ce qu’il se passe dans ce genre d’aventures. Aujourd’hui, je suis chef de pub dans une petite agence à Brisbane, et ça se passe très bien.

> Est-ce que vous aimez la vie en Australie ? Est-ce que la France vous manque ?
La vie à l’australienne me plait beaucoup. C’est une question de personnalité mais c’est un style de vie et un environnement qui me conviennent davantage. Ce qui me manque le plus ce sont la famille et les amis ; c’est assez difficile à ce niveau-là je trouve, sans doute le plus gros challenge. La distance et le décalage horaire font que l’on se sent très éloigné, mais il faut l’accepter et l’on s’habitue au fil du temps. On ne peut pas tout avoir, je suppose.

> Qu’est-ce que votre expérience en Australie vous a apporté professionnellement et personnellement ?
Mon expérience en Australie m’a apporté énormément. J’ai beaucoup pris confiance en moi et j’ai beaucoup plus d’assurance qu’auparavant. Étant maintenant bilingue, je me sens bien intégrée en Australie et professionnellement, je suis traitée de la même façon qu’une personne australienne. Je me suis beaucoup enrichie en raison du multiculturalisme dont on s’imprègne. Cela m’a donc beaucoup ouvert les yeux sur pas mal de choses. Je me suis également beaucoup épanouie, le style de vie est tellement agréable, surtout à Brisbane, qu’il est difficile de s’y déplaire.

> Selon vous, est-ce que le fait d’avoir étudié à QUT vous a démarquée des autres candidats pour trouver un poste ?
Le fait d’avoir étudié dans une université australienne est je pense un point de différence, et c’est vrai que venant de l’étranger, cela permet sans doute aux employeurs de mieux se rendre compte du niveau que l’on a et des sujets que l’on est censé maitriser. Les diplômes étrangers ne leur parlent que très peu, et ils ne savent pas en quoi ils consistent exactement, ni les matières enseignées. D’autant que la méthode d’enseignement peut être très différente. Du coup, aller à l’université en Australie rend les choses plus faciles. Et QUT est une université réputée et bien connue des employeurs, ce qui les mets davantage en confiance, je suppose.

> Avez-vous des conseils à donner aux étudiants français qui souhaiteraient partir étudier en Australie ?
N’hésitez pas ! Sautez le pas ! C’est sans doute plus facile à dire qu’à faire, je crois que la principale chose à considérer est l’investissement financier, mais si on en a l’opportunité, il faut définitivement tenter l’expérience. C’est enrichissant à tous niveaux et les peurs que l’on a souvent au départ s’estompent très rapidement lorsqu’on se rend compte du soutien offert sur place. Il est aussi très facile de rejoindre un groupe ou une association (francophone), qui sont là pour aider et répondre a toutes sortes de questions que l’on peut se poser sur l’Australie ou sur la vie sur place. Il ne faut pas hésiter à demander conseil, les gens sont toujours prêts à rendre service.

> Et si c’était à refaire, le referiez-vous ?
Oh que oui ! Avec certitude ! J’ai beaucoup appris sur moi-même en prenant le pari d’aller à l’autre bout du monde, et j’ai trouvé mon équilibre. Ça n’a pas toujours été facile, surtout émotionnellement en raison de la distance avec la France, mais je ne changerai mon parcours pour rien au monde. Je continue à vivre une aventure incroyable.

Retrouvez le témoignage de Mélanie et ses photos d’Australie au format pdf ici.